Jeudi 29 septembre 2011
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Samedi 17 septembre :
Nous reprenons la route en direction du Sud apres avoir passe deuxjours a Kutaisy avec Anthony. Deux journees qui se sont ecouleespaisiblement au rythme de nos envies. Deux journees pour
enchainer lesdiscussions et les fous rires, les negociations et la preparation de bons petits plats avec les produits trouves au bazar.
C'est la saison des figues et les marchands nous font gouter leur fruits a chaquenouvelle etales ou nous laissons trainer nos yeux un peu plus que d'ordinaire.
Nous faisons le plein d'energie a la maniere cyclo !
Cette derniere etape pour atteindre la frontiere turque promet debeaux passages nature car nous devons emprunter une piste pourtraversee la chaine dee montagne et franchir un col a 2145 m.
Allons-y !
Jusqu'a Bagdati la route est plate et peu frequentee. Dans la fameusebourgade, les villageois nous deconseillent l'itineraire que nousavons choisi. Pour eux, l'autoroute qui passe par Batumi est
plus sure. Les forets sont habitees par les loups et les ours et a coup surils vont nous devorer. L'autoroute est parcontre asphaltee et truffeeede camion !! Faut voir de quel point de vue on se
place.
Nous arrivonsmalgre tout a leur faire dire que la piste est carrossable et que la frontiere est ouverte. Eh bien, c'est nickel ! On s'occupera des loups en temps voulu s'ils pointent leur nez.
Cettte premiere journee s'acheve au bord d'une piscine ... il y a dessources d'eau chaude dans le coin et nous sommes gentiment accueillispar Katia et Anna (deux etudiantes qui
bossent au bar de la piscine pour les vacances d'ete).
Apres la baignade un apero s'organise avec leurs amis. Pasteque, raviolis et fromage sont deballes et nous trinquons a la Tchatcha-miel pour une derniere fois sous le ciel etoile de Georgie.
Nous sommes autorise a planter notre tente a cote de la piscine cesoir : nickel on pourra donc se faire un petit plongeon le lendemainavant de reprendre la route vers le col.
Super ....c'etait sans savoir que le lieu est prise des visiteurs nocturnes avides d'unebonne partie de water polo entre potes legerement emmeches.
C'est donc a minuit et demi qu'une premiere troupe arrive et nous tire de notre sommeil. Apres une demi heure de plongeons et rires gras, la securitearrive et leur demande de
mettre les voiles. Nous retournons a nosmoutons bien volontier. A deux heures et demi : une nouvelle visite ! Toute une famille, avec les cousins et les oncles bien imbibes, vient se jeter a
l'eau.
Ni une ni deux, Caro leur signale notre presence etleur demande d'etre discrets en attendant la venue de la securite.Mais que fait la securite ??? Une heure plus tard, les festivites vont
toujours bon train dans l'eau et nous n'arrivons pas a fermer l'oeil.On a du boulot qui nous attend nous demain !!! Avec l'aide de la mere de famille qui se rend bien compte que nous avons deja
etesuffisamment patient et qu'un effort de leur part serait maintenantsouhaitable : Caro reussit a faire sortir les poivrots du bain. Il luifaut alterner poigne, determination,
lamentation et humour (pas faciledans ces circonstances) le tout en georgien - anglais. Nous parlementons une bonne demi heure avant de les voir tous rentrer dansla Golf ... deux a l'avant,
quatre a l'arriere et encore trois dans lecoffre qui reste ouvert. Il est quatre heure du matin, nous avionsprevu de mettre les voiles tot ... on va retarder un poil le reveil
histoire de dormir plus de deux heures d'affilee cette nuit !
Dimanche 18 septembre :
Journee difficile tant par le manque de sommeil que la le denivele a avaler sur une piste assez caillouteuse. Ca donne cela : 6 kms deroute asphaltee montante. La piste commence la pour 20 kms de
monteedans une vallee assez enclavee.
Nous serpentons sous les sapins,ambiance foret sur les 15 premiers kms, la vue se degage ensuite pourlaisser la place aux paturages et roches calcaires nous rappelant tresfortement la Chartreuse.
On espere voir quelques brins de vulnerairepour tenter une bonne tisane ... les nuages se deplacent et nous appercevons les monrtagnes et les collines environnantes par quelques trouees.
Il fait pas chaud chaud au col : nous entamons sans plustarder la descente de 20 kms jusqu'a Abastumani.
Il nous aura donc fallu 5 heures pour monter et deux sont necessaires pour atteindre laville. En chemin nous croisons un touriste allemand en balade.Celui-ci connait un bon endroit pour se
rechauffer apres une dure journee : nous le suivons jusqu'aux bains ! C'est un reel bonheur dese plonger dans cette eau fumante alors que la nuit vient de tomber.
Notre bienfaiteur pousse le vice jusqu'a nous payer une chambre d'hotel pension complete.
La, on se dit qu'on a vraiment de la veine et onprofite pleinement de ce beau cadeau !Lundi 19 septembre :Nous sommes en pleine forme et le temps est radieux ! Nous plongeons dans un decor de
collines arides nous menant en pente douce vers Akhaltsikhe.
Cette ville n est plus qu'a une petite vingtaine de kms de lafrontiere turque. Nous faisons une halte pour manger nos derniers mets georgiens : les katchapoulis.
Nous avons la commande une peu lourde et emportons donc les parts restantes pour le prochain repas.
Le passage de frontiere entre Valle et Posof n'est pas long. Une formalite qui se regle en deux coups de tampons et 15 minutes top chrono !
Nous laissons derriere nous notre copain Antho, les "degustations" de produits alcoolises locaux, la gentillesse et l'accueil hors paire desgeorgiens. Nous emportons en contre partie une
multitude de tres bons souvenirs, 1000 kms de plus au compteur et notre nouvelle tente entoile ciree.