Samedi 18 décembre :
Nous accostons sur l'île de Qechm et prenons une journée de repos à Lar. Sur les coups de 11h, la chaleur commence à devenir intenable et nous nous mettons à la recherche un endroit "frais". La mosquée nous semblait un lieu tout indiqué, mais l'Imam ne semble pas de cet avis et nous conduit jusqu'aux batiments de la municipalité.
Les gars nous accueillent gentiment et nous annoncent que l'on peut rester dans le badgir pour la fin de la journée.
Le badgir est la tour en photo plus bas. Un courant d'air se crée naturellement dans la pièce du dessous. Et effectivement : 1/2 heure apres avoir installé nos matelas pour la sieste, nous renfilons nos chaussettes et montons même la tente pour prévenir d'un éventuel torticolis !! Efficace le badgir : c'est le moins qu'on puisse dire !
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Au petit matin, la marée est haute et les bateaux qui la veille gisaient sur la plage ont maintenant fière allure !
Un décor vraiment superbe ...
Sur la route du littoral sud, nous croisons un troupeau de dromadaires. Marco tente le bisou avec la Miss aux pieds liés. Elle n'a pas l'air contre la Camel !
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Le vent nous accompagne sur le 50 derniers kms et malheureusement, il vient de l'est : on se le mange en pleine face !
Le paysage est très aride, aucun arbre pour couper ce maudit vent, nous avancons a une moyenne de 12-15 kms/h et Caro a la stricte interdiction de faire du stop et d'arrêter un pick up : - "Ces sont nos derniers kms !! Je veux pédaler !!" claironne le Marco !
- "Eh bien soit, mais c'est dur, c'est chiant et .... ok c'est pas si terrible !!!"
Nous faisons une halte dans la Fallen Star Vallée. Ambiance venté, sableuse, lunaire et souvenirs de Capadocce alors que nous nous baladons à travers les cheminées, les minis canyons et les falaises ocres.
(Certains pensent qu'une étoile serait tombée à cet endroit ...En tous les cas : on ne l'a pas vue !)
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La journée s'achève à Suna.
Aprés la petit balade sur la plage, nous demandons l'autorisation de squater une des petites box en bambou pour la nuit. Pas de problème !
Oui, mais c'était sans dire que les fumeurs de nargilés allaient rappliquer en milieu de soirée !!
Dans l'agitation, les allers et venues, les conversations animées et le vent qui a forci : difficile de dormir. Sur les coups de 23 h, Marco jete un oeil aux velos : son compteur a disparu !
Un attroupement se forme autour de nous, nous expliquons, ralons un peu (en bons Francais que nous sommes), mais personne n'a rien vu !
"C'est dommage ... si proche du 11 000 !"
A 1h30, Marco n'arrivant toujours pas à fermer l'oeil retourne voir les gars et entame une nouvelle explication ... L'un d'entre eux lui promet qu'il va se renseigner et revenir nous informer dès l'aube ...
Le lendemain matin, en rangeant nos affaires nous découvrons avec plaisir que le compteur a été rendu ! Des heures de sommeil perdues ... mais tout est bien qui finit bien.
Il ne nous reste plus que 50 kms pour arriver à la ville de Qechm. La force du vent n'a pas faibli, au contraire.
Nous arrivons à destination en milieu d'apres midi complètement ensablés.
Nous faisons rapidement la rencontre de Mania qui nous propose de séjourner chez elle quelques jours en attendant notre avion.
Mania est d'origine irano-africaine. Elle parle un anglais impeccable. Elle est l'ainée d'une fratrie de 10 enfants.
Elle nous explique qu'elle a elle-même elevé les derniers marmots et qu'actuellement elle subvient aux besoin de sa famille car elle est la seule a travailler. Ce fonctionnement est très courant dans le sud du pays. Ce qui est moins commun est le fait qu'elle est relativement émancipée : elle habite seule dans un appartement en ville, n'est pas mariée, aimerait voyager ! (Mais qui entretiendra sa famille alors ??)
Nous sommes invités à passer un journée au bled :
Mania y a fait construire une maison pour sa mère et ses jeunes soeurs, mais le rythme de construction dépend à la fois de ses finances et de son beau frère. Autant dire que ça n'avance pas vite.
Depuis deux ans, deux chambres sont opérationnelles (tapis au sol et TV). pas de lits : tout le monde dort à même le sol enroulé dans de grosses couverture.
La cuisine est composés de quelques meubles pour ranger les plats.Tout le reste se fait également à même le sol !
Un réchaud a été installé à l'extérieur et la vaisselle se fait par terre dans de grandes bassines.
L'eau est salée ici en bord de mer. Les frangins ramènent tous les jours du poisson ou des crabes pour manger.
Nous, on se régale, eux, c'est leur repas quotidien ...
Le lendemain nous nous rendons (toujours en compagnie de Mania) au marché traditionnel de Minab.
Les femmes portent un étrange masque coloré.
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Mania pousse Caro à investir pour de futurs Bals Masqués !!
Nous faisons le plein d'oranges et de bananes locales et découvrons le gowawa : un fruit local à mi chemin entre l'avocat, le beurre et la crème. Strange et calorique !
Pendant que certaines femmes s'affairent au tissage des rubans qui orneront leurs vêtements, d'autres s'emploient à déchirer du carton. Nous proposons de donner un coup de main et on nous explique que ces morceaux de "cellulose" servivont à nourrir les vaches !
En parrallèle, le thé est servi accompagné de petites rondelles de fromage sec fabriqué à base de lait de vache qui bouffe du carton ! Bon .... eh bien soit !!
La dernière journée sur l'île est consacrée à la mer. Nous nous équipons de combinaisons que nous prête Mania et .... attendons, attendons, sous le cagnard, le frangin qui est allé chercher du fuel pour mettre dans le bateau !
Ah ! il fait bon en noir, voilée, sous le soleil !!
C'est le rythme afro qui s'empare de cette journeé ...
Une heure plus tard, après avoir traversé le village dans notre accoutrement et franchi les dunes, nous nous jetons à l'eau ! Et elle est bonne (pour nous ! pour eux c'est l'hiver !).
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La séance snorkeling est sympa ... une fois sortis des nappes de plancton !
Sur le chemin du retour, nous sommes vénards ! Un groupe de dauphins nous accompagne. Quelques bateaux de touristes nous rejoignent et commence alors le jeu de celui qui repèrera en premier les gracieux mammifères.
La journée se termine en sieste, repas de poisson, visite des maisons voisines ... pas d'excitation !!
Le taxi arrive à la tombée de la nuit pour nous ramener à Qechm city. Il s'agit d'un pick up pour quatre passagers. Nous réussisons à y monter à seulement 9 + le chauffeur (détail du chargement : Marc et Caro place passager, 4 adultes sur la banquette et trois de plus dans la caisse à l'arrière !!)
- " Y a un taxi qui part pour la ville, faut en profiter " !
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Il est l'heure pour nous de faire nos bagages et nos au-revoirs à l'Iran.
Notre aventure touche à sa fin ! |
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